Notre histoire

Le Saint Jean ou le renouveau d’une institution

Le Saint Jean, c’est l’histoire d’une brasserie parisienne… mais aussi celle d’une famille.

Tout commence dans les années 1950, lorsque Robert, le père de Franck de Bona – l’actuel propriétaire – , arrivé d’Aveyron à 13 ans, fait ses premiers pas en tant que commis dans une brasserie de la place Blanche : Le Cyrano. À force de travail, il gravit les échelons et finit par reprendre une affaire qui allait devenir mythique : le Saint Jean, rue des Abbesses.

Dans les années 1980, le lieu connaît un succès grandissant : plein du matin au soir, sept jours sur sept, il devient le rendez-vous de Montmartre. Une ambiance de feu, des verres qui s’entrechoquent, des rires qui résonnent.

En 1997, Franck reprend l’affaire et ajoute sa pâte. Cuisinier de métier, amoureux du vin, il modernise sans trahir : parquet, bois, cuir, et toujours la même cuisine généreuse, simple et sincère. Il y ajoute sa touche personnelle : la musique.

Pendant plus de vingt ans, les plus grands jazzmen de Paris viennent se produire au Saint Jean, faisant du lieu une scène vivante où se rencontrent habitants du quartier, amateurs de musique et visiteurs de passage.

Aujourd’hui, Franck veut écrire une nouvelle page. Après 4 mois de fermeture durant l’hiver 2025, le nouveau Saint Jean est né avec une identité plus forte et qui met en avant l’essentiel : ce lien unique entre Montmartre et l’Aveyron, entre brasserie de quartier et maison de terroir.

On entre au Saint Jean comme chez un ami qu’on aime tant : l’accueil est chaleureux et gourmand. Les tables en bois se dressent, prêtes à accueillir des assiettes généreuses, où l’on partage un aligot crémeux, étirable à l’infini, un bon boeuf bourguignon ou un tartare d’Aubrac.

Les couverts tintent avec entrain, et, de temps à autre, la musique s’élève : un groupe de jazz pose l’ambiance, faisant battre du pied ceux qui savent s’accorder une soirée sans hâte. On commande une soupe à l’oignon, dorée et gratinée à souhait, avant de plonger sa cuillère dans une blanquette de veau fondante, servie avec un riz moelleux.

Le moment, s’éternise avec plaisir. Une mousse au chocolat arrive, gourmande, onctueuse, régressive à souhait. On la partage ou on la garde jalousement pour soi. Ou bien encore, on plonge dans l’île flottante et sa délicieuse crème anglaise.

Ici, on ne joue pas la carte de la nostalgie, mais celle de l’authenticité, avec la convivialité tout droit venue d’Aveyron.

Au Saint Jean, tout est pensé pour que chacun trouve sa place : les habitués qui poussent la porte avec un sourire entendu, les familles qui s’émerveillent devant les portions généreuses, les amateurs de bonne musique qui se laissent surprendre, et les voyageurs qui découvrent à chaque bouchée un pan de la cuisine française, celle qui réchauffe le cœur.

Le Saint Jean n’est pas juste une brasserie. C’est un rendez-vous vivant, vibrant. Un lieu où l’on revient pour l’accueil, le goût vrai des choses simples et le plaisir de s’attabler.
Et ça, ça donne envie d’y revenir demain.